Audi quattro

" ... Le feulement rauque du 5 cylindres parvient aux oreilles des spectateurs longtemps avant qu'ils puissent "la" voir.

Soudain, "elle" surgit du virage tel un diable bondissant de sa boîte ; son pilote la maintien sur la piste et entretien une longue glissade grâce à de petits coups de volants nerveux. Elle est précédée par l'aboiement rageur du cinq cylindres qui n'en finit pas de prendre des tours, seulement ponctué par les claquements secs du rupteur au passage des rapports supérieurs. La masse métallique avec ses reflets jaunes, enveloppée dans son voile de poussière et suivie par une odeur de caoutchouc chauffé, se propulse vers le prochain virage, déjà en amorce de dérapage parfaitement contrôlé.

Certains spectateurs, subjugués par cette masse hurlante catapultée d'on ne sait où, ont le souffle coupé par l'intensité de l'émotion, alors que d'autres encouragent l'équipage en applaudissant à tout rompre et en hurlant leur joie, quitte à mettre leur vie en péril en s'approchant de la piste pour mieux apercevoir ces héros des temps modernes.

La voiture s'éloigne dans le crissement strident des pneus qui hurlent en s'agrippant au sol vers d'autres îlots de groupies, qui attendent depuis des heures pour pouvoir tenter d'apercevoir pendant quelques brèves secondes ses héros casqués dans leurs monstres d'acier et de carbone..."

Portugal 1985 : Walter Röhrl avec la Sport quattro

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