LES TEMPS MODERNES

1950 : Au début des années 50 l'automobile se démocratise et entraîne une vague de création de nouvelles épreuves, chaque pays voulant la sienne. C'est ainsi qu'en 1950, le Rallye du Soleil de Minuit (qui deviendra le Rallye de Suède) vit le jour.

1951 : Rallye des 1000 Lacs (Finlande), du RAC qui évolua en RAC Rallye International de Grande-Bretagne et aussi du Tour de France moderne.

1953 : Création de l' Acropole (Grèce) puis de l' East African Safari (Kenya) et du Rallye de Sestrières (qui de transforma en Rallye des Fleurs, puis en Rallye San Remo).

CHAMPIONNAT EUROPEEN DES RALLYES POUR LES CONDUCTEURS
C'est cette année là, en 1953, que la FIA créa un Championnat Mondial des Constructeurs des voitures de Sport sur circuit et instaura un Championnat Européen des Rallyes pour les conducteurs.

La Fédération Internationale procéda à une sélection d'épreuves pour la première saison :

Rallye

Pays organisateur

Monte-carlo

Monaco

Rallye de Sestrières

Italie

Rallye Tävemunde

Allemagne

Rallye de Lisbonne

Portugal

Rallye des Tulipes

Pays-Bas

Coupe des Alpes

France

Rallye Viking

Norvège

Soleil de Minuit

Suède

Liège-Rome-Liège

Belgique

RAC

Grande-Bretagne

Polensky1953
Helmut POLENSKY,
1er vainqueur du Championnat d'Europe

Sur les 10 rallyes au calendrier, seuls quatre comptaient dans le décompte des points. Compte tenu du manque d'engouement des marques pour ce championnat Conducteur, les pilotes favorisèrent les rallyes proches de chez eux ce qui permit aux pilotes du Nord de l'Europe de se mettre en valeur.

L'Allemand Helmut POLENSKY, sur Porsche, entra dans l'histoire en tant que premier Champion d'Europe des rallyes.

C'est au début des années 50 que vint de Scandinavie un nouveau découpage des rallyes : les organisateurs reçoivent l'autorisation de fermer les routes pendant que les participants s'y affrontent en un "contre la montre" de vitesse pure, avant de parcourir à allure réduite le tronçon de liaison jusqu'au prochain affrontement sur route fermée.
Les rallyes modernes sont en train de naître. La vitesse devient donc la clé du succès et exige des voitures de plus en plus performantes.

A la fin des années 50, la plupart des rallyes avaient adopté ce nouveau découpage. Le rallye Monte-Carlo l'adoptera dans son édition 1962.

Progressivement les constructeurs commencèrent (timidement) à soutenir des pilotes sur des épreuves bien précises, la plupart restant plus sensibles à la notoriété de certains rallyes qu'à la valeur du titre décerné en fin de saison. Mais, progressivement, l'intérêt se généralisa, le soutien se transformant en aide logistique et humaine puis en professionnalisation de toute l'équipe.

1961 : L'artisan de cette mutation fut Stuart TURNER, d'abord journaliste, puis navigateur du suédois Erik Carlsson, et enfin Directeur sportif de BMC en 1961, il fit entrer ce sport dans une autre dimension ; il recruta les meilleurs pilotes nordiques et leur imposa la reconnaissance des rallyes ce qui, naturellement, amèna la prise de notes.
Il fit suivre les équipages en course par des équipes de mécaniciens et fabriquer par Dunlop des pneus aux spécifications de chaque épreuve. Mais la plus importante évolution concerne la voiture en elle-même, la Mini, qui fit l'objet d'une préparation minutieuse en usine avant chaque épreuve pour être capable de battre toutes les autres voitures sur leur terrain.

L'idée de construire une voiture spéciale dans l'idée de l'aligner en rallye est encore très loin des préoccupations, mais la démarche de modifier une voiture de série pour l'adapter aux spécifications du rallye commence à se généraliser.

A bord des diaboliques petites Mini, les pilotes britanniques Paddy Hopkirk, Pat Moss (soeur du célèbre pilote de F1 Stirling Moss), Vic Helford et aussi les Nordiques Timo Mäkinen, Rauno Aaltonen et Pauli Toivonen sont entrés dans la légende du sport automobile.

 

vign mini TN 66atelier turner  timo makinen  paddy hopkirk  rauno aaltonen 
BMC Mini en action
La préparation minutieuse
Stuart Turner
Timo Mäkinen
Paddy Hopkirk
Rauno Aaltonen

 

Les règlements-Les Championnats
En 1957, un premier règlement autorise à changer certains organes de la voiture telles que roues, allumage, amortisseurs, freins, etc... à partir d'éléments de série.

1966 : Tout change avec la publication de l'annexe J dans laquelle la FIA définit les voitures de compétition.
Cette nouvelle norme établit 6 groupes définis comme suit :

Lancia Fulvia HF
Lancia Fulvia HF

Groupe

Nb de voiture produites

Modifications autorisées

Type de voiture

1

5000

non

Série 4 places

2

1000

oui

4 places

3

400

non

Série 2 places

4

400

oui

2 places

5-6

 

oui

Prototype

Avec ce règlement, le législateur pensait que les Groupes 1, 2 et 3 allaient constituer le plus gros des forces engagées en rallye, mais il n'en fut rien, car très vite les constructeurs se rendirent compte qu'il était plus simple de prendre une Groupe 2 (de grande série), de remplacer son moteur par un plus puissant et d'en produire 500 exemplaires pour l'homologuer en Groupe 4, ou de fabriquer une Grand Tourisme et de la préparer pour le Groupe 4.

Les marques investirent massivement dans les voitures du Groupe 4 qui devinrent les voitures de rallye par excellence jusqu'à l'avènement de la nouvelle classification, en 1983.

L'année 1966 a été dominée par une seule et unique voiture : la Mini Cooper !
La Mini Cooper gagne sur tous les terrains, mais elle ne gagne pas tout. Pourtant, tout avait très mal débuté au Monte Carlo où les 4 premières voitures (3 Mini et une Ford Cortina) ont été disqualifiées par les organisateurs qui ont estimé que les phares n'étaient pas réglementaires. Cette sanction était-elle justifiée ? Après confirmation de la sentence par les instances automobiles, le doute n'est toujours pas dissipé du côté Anglais.


1967 : Scénario identique à l'année précédente, victoire au Monte Carlo en plus.

C’est par un funeste concours de circonstances qu’apparut une nouvelle discipline au RAC. Pour des raisons d’épidémie, une manche de la célèbre épreuve de rallye Anglaise fût annulée. Afin de satisfaire la télévision qui devait retransmettre l’épreuve, il fut décidé en toute hâte de tracer un circuit mi-asphalte, mi-terre et pour rendre spectaculaire la retransmission, d’y faire partir les voitures à quatre de front.
Le Rallycross était né !
Le succès fut tel qu’un championnat anglais naquit dès l’année suivante et qu’il ne s’est, depuis, jamais démenti !

 

CHAMPIONNAT D'EUROPE DES MARQUES

1968 : La CSI (Commission Sportive Internationale), l'organisme sportif de la FIA, créa le Championnat d'Europe des Marques.
Pour attirer et retenir les industriels de l'automobile, il fallait leur proposer des épreuves attrayantes et surtout, connues.
Le plus simple a été de puiser dans le vivier du Championnat d'Europe des Pilotes. L'organisme de tutelle divise donc le Championnat Pilotes existant (17 rallyes) en épreuves comptant pour le championnat pilote (7 rallyes) et d'autres (10) pour le nouveau championnat des marques.
Ford emporte la première année grâce à la Cortina à moteur Lotus et à sa nouvelle Escort.

1969 : La seconde année du Championnat d'Europe, les épreuves sont inversées, ce qui n'empêche pas Ford de doubler la mise avec sa seule Escort qui fait des merveilles.

 

CHAMPIONNAT INTERNATIONAL DES MARQUES 

1970 : Le Championnat d'Europe des Marques se transforma en Championnat International des Marques.
Plus que l'ouverture sur le monde (seul l'East African Safari a été ajouté aux épreuves européennes) il s'agit de l'officialisation de la création d'un championnat mondial dédié aux constructeurs.
7 rallyes parmi les plus célèbres sont au programme : Monte-Carlo, Suède, San Remo, Autriche, Acropole, RAC et East African Safari.

Porsche  Waldegaard(1970)
Porsche 911 (1970)

Aucune marque ne s'engage sur l'intégralité des manches et seules deux (Alpine et Porsche) sont en position de l'emporter. Finalement Porsche sera sacré 3 victoires à 2 grâce à Björn Waldegaard qui s'imposera à Monte-Carlo, Suède et Autriche.

En 1970 encore, la coupe du monde de football organisée au Mexique a donné lieu à une épreuve spécifique, Londres-Mexico. Cette épreuve qui a duré trois semaines et qui était longue de 24 120 km a été remporté par Hannu Mikkola sur FORD Escort.

1971 : Alpine tient sa revanche avec quatre victoires toutes dues à Ove Andersson. Pour l'anecdote, on notera que Stig Blomqvist s'imposera dans les trois épreuves nordiques, Suède, 1000 lacs et RAC.

1972 : Un troisième constructeur s'impose, Lancia, ce qui ne fait que confirmer l'intérêt croissant des constructeurs pour ce championnat. Lancia a profité du retrait d'Alpine qui préfère se consacrer à la préparation de l'année suivante.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

free joomla template
template JoomSpirit